Voici tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le jersey, sans jamais oser le demander. Ou plutôt si : après qu’on me l’a demandé. Comme quoi, on a toujours raison de poser des questions, comme le dit Daniel Pennac, on ne se heurte qu’aux réponses. Qui se résument à 3 points essentiels (en rose).

Avant toute chose, le jersey est notre ami : il-ne-faut-pas -avoir-peur-du-jersey. Le jersey est d’un naturel très doux et ne mord jamais. La preuve, il fait souvent de très jolis T-shirt, et toujours des vêtements confortables !
Ça ne veut pas dire que le jersey manque de tempérament : les jersey, c’est comme tout le monde, il y en a des comme ci, et puis des comme ça. Pour commencer à coudre du jersey, choisissez un jersey facile. Le jersey facile, c’est celui qui n’est pas trop élastique : tirez dessus (non vous ne risquez pas de lui faire mal), s’il ne s’étire que dans un sens (trame ou chaine) c’est mieux. Sinon, un jersey 100% coton fera l’affaire. Ce qu’il faut éviter dans un premier temps, c’est un tissu qui contient beaucoup d’élastane.
Une fois choisi, ce jersey, vous l’aimez. Mais vous ne le connaissez pas encore. Apprivoisez-le avec un échantillon. Vous l’avez déjà tiré : piquez-le maintenant ! Passez-le sous l’aiguille de la machine tout doucement, et observez bien comment il réagi : si certains jersey se cousent tout seul comme de la vulgaire toile de coton, d’autres sont moins autonomes, il faut les aider un peu, accompagner le tissu ou au contraire le ralentir avec la main. Quoiqu’il en soit, acceptez-le tel qu’il est : il vous le rendra.
Enfin, l’ourlet est souvent l’ennemi du jersey ! Pour ne pas heurter sa sensibilité, on préferera poser un biais à cheval, comme là. Pour ma part, j’aime les bords bruts, comme ici, ou là ou encore là. Un point de zig-zag s’en chargera ou un point de surjet modeste comme celui de ma petite Brother. Evidemment, si vous possédez une surjeteuse, le jersey est pour vous !