Le crochet est une formidable école de l’optimisme. Ou alors c’est moi. Bon. Le crochet est une formidable école de la connaissance de soi.
Voilà voilà.
Forte de mes petits pots vite-faits bien-faits, je me suis lancée avec l’enthousiasme de la débutante dans la réalisation d’un chapeau crocheté en ficelle. J’avais un plan. Tout semblait clair, logique. J’avais prévu que ça donnerait un chapeau cloche un peu asymétrique, dans un esprit années 20, mon rêve. J’ai cru pouvoir l’inventer toute seule à partir de mes connaissances toutes neuves en crochet (c’est à dire maille serrée, augmentation, et c’est tout.)
Erreur ! Naïve que je suis ! La conception d’un chapeau requiert bien plus de savoirs-faire ! Donc, je crochète et bien vite je me rends compte que ma cloche est plate. Pas grave, pensé-je, je vais faire un béret, j’aime bien les bérets aussi. Quelques mailles plus tard, je dus me rendre à l’évidence : le machin que j’avais en main avançait certes mais pas comme un béret. Et je continuai de crocheter, toujours gaillarde en me disant que ça pourrait faire un très joli pot. Oui, mais les bords ne montent pas, et l’ensemble gondole.
Bien. Je suis dans une impasse. Je ne vois plus du tout comment faire évoluer mon ouvrage. Je vais m’arrêter là : je crois que j’ai crocheté une crêpe.
Le crochet est une formidable école de l’humilité.
Donc, si quelqu’un a des conseils à me donner, un tuto, des explications, un crochet de bonnes qualité, des neuronnes de bonne qualité, j’étudie toute proposition pour arriver à me crocheter ce fichu chapeau cloche/bonnet. (… et pour le remercier, euh…je lui ferai des crêpes.)